Le monde fantastique d’Oz

Le monde fantastique d'Oz - Affiche
Sam Raimi - Le monde fantastique d'OzAprès Alice au pays des merveilles de Tim Burton qui a lancé la mode des transpositions de contes de fées version héroïc-fantasy, Walt Disney, qui décidément détient l’univers entier, est allé chercher un autre magicien du genre pour faire revivre celui du pays d’Oz: Sam Raimi, maître de l’horreur gore et foutraque vue dans sa trilogie Evil dead et Jusqu’en Enfer. Et le voilà soudain chargé de réaliser une sorte de préquelle au classique de Victor Fleming avec Judy Garland pour expliquer d’où vient le fameux magicien du titre, charlatan de première qui s’est réfugié dans ce monde imaginaire. Mais avec un cahier des charges à respecter en matière de divertissement tout public, l’artisan peut-il encore réellement exister « au-delà de l’arc-en ciel » qui nous fait encore tant rêver?

Le monde fantatique d'OzEt bien pas vraiment. Car si on perçoit bien les clins d’oeils du réalisateur à sa propre filmographie (les éternelles attaques d’objets surnaturels en vue subjective) et la tentative d’ériger le 7ème art comme le principal medium de la magie au travers du personnage de James Franco, difficile de retrouver tout du long l’ironie mordante et jubilatoire qui fait tout le sel de son cinéma. Entre ces quelques intrusions personnelles, il faut d’abord se supporter deux bonnes heures de déluge d’effets spéciaux avec des personnages qui voyagent dans des bulles géantes le long de séquences à la mise en scène qu’on aurait pu espérer plus travaillée. Et voir des actrices du calibre de Rachel Weisz et Mila Kunis se battre dans les airs dans des effets pas plus dignes qu’ Harry Potter n’aide pas à soutenir la vision de ce spectacle avant tout dirigé pour les enfants (Michelle Williams écope, par chance, du plus beau rôle).

Le monde fantastique d'OzLe tout est certes visuellement bien emballé mais quand on voit ce que le réalisateur fait de Jusqu’en Enfer, brillante parodie inventive du film d’horreur, on aurait souhaité un film tout aussi fun et plus fou aux rebondissements et aux personnages plus travaillés, à l’image de la petite poupée de porcelaine, au potentiel immense, mais dont la fragilité reste tout juste émouvante.

C’était oublier Disney et son fameux château enchanté qui cherche avant tout à garantir un film pour le public le plus large possible et empêche ses artisans d’avoir réellement les coudées franches. On croyait pourtant être au pays d’« Oz », mais c’est apparemment loin d’être le maître mot pour la petite souris aux grandes oreilles…

Le monde fantastique d'Oz

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