Spring breakers

Spring breakers - Affiche

Asley benson, Selena Gomez, Vanessa Hudgens & Rachel Korine - Spring breakersConcentré de vulgarité, teen drama sulfureux, plaisir coupable ou film de la maturité pour ses héroïnes Disney

On aura à peu près tout lu ou entendu sur ce film qui a fait pratiquement toutes les unes de la presse spécialisée, jusqu’à mettre en avant le nom d’Harmony Korine, artiste underground et scénariste des oeuvres de Larry Clark pourtant jusqu’ici méconnu du grand public. Le film, objet hybride entre polar trash et machine à pervertir ses héroïnes pop avait en tout cas de quoi attiser la curiosité. Mais au final, une fois le maillot de bain enlevé, le film ne se révèle rien de tout cela. Et même pas un film.

Ashley Benson, James Franco, Rachel Korine & Vanessa Hudgens - Spring breakersSpring breakers n’est en effet qu’un long clip d’une heure et demie mélangeant allègrement Skrillex et Britney Spears, aux images se répondant comme en écho pour donner une vague sensation de spirale infernale mais qui achève très vite de conférer au film un rythme très redondant. On tente bien de chercher la patte, la mise en scène de son auteur, mais à part une ou deux scènes stylisés (la séquence du braquage du fast-food en plan séquence intégralement vue de l’extérieur et le premier coup du gang des « Petits poneys » sur fond d’ « Everytime » de Britney Spears), on se rend très vite compte qu’il n’y a pas de quoi faire sauter une braguette.

Vanessa Hudgens & Rachel Korine - Spring breakersPire, ces effets, loin d’être réellement originaux, finissent par empêcher le film de posséder une réelle âme. A commencer par ces actrices qui, en dehors de se montrer en bikinis sexy et arme à la main, ne sont jamais réellement incarnées et on est loin de la transformation attendue. Seule Vanessa Hudgens arrive à être une « biatch » convaincante qui vous enlèverait le jean à coups de dents. Mais pour le reste, on bande sacrément mou jusqu’à une scène de ménage à trois dans la piscine loin d’être excitante et qui, à coup sûr, ne restera pas dans les annales.

Et quand on sait que même Selena Gomez a déjà repris le tournage des Sorciers de Waverly place pour la chaîne Disney, on se dit que ce vague propos sur une jeunesse américaine désenchantée ne sert qu’une fois de plus un énième produit vite consommé, vite oublié.

On rapellera alors juste qu’il y a 10 ans, d’autres stars de teen-dramas jouaient déjà plus habilement de leur image dans Les lois de l’attraction, film autrement plus subversif par son propos et sa mise en scène, avec de véritables performances qui crevaient l’écran.

Alors, Spring break forever ?
Not so sure, bitches.

Spring breakers

By the way:
– La musique de Skrillex, entendue dans la bande-annonce, qui donnait déjà un peu plus de style à ce faux polar sulfureux.

– Et un reportage assez édifiant sur la génération fan de Selena Gomez: les Selenators ». Quand Twilight n’est pas loin…

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