Un bon petit diable – Studio théâtre d’Asnières

Un bon petit diable - Stdio-théâtre d'Asnières

© Miliana Bidault

Quand les comédiens du Studio-théâtre d’Asnières adaptent Un bon petit diable de la Comtesse de Ségur, ils ne font pas dans la dentelle. Ou plutôt si.

Véritable transposition sur scène des illustrations de Daumier qui accompagnent le roman original, le Bon petit diable version Asnières devient un défilé de personnages clownesques et terrifiants pour mieux coller à notre regard d’enfant.

Un bon petit diable - Studio théâtre d'Asnières (© Miliana Bidault)Du personnage de Charles grimé en Pierrot le fou à la vieille Mac Miche transformée en sorcière épouvantable (Maroussia Henrich méconnaissable!) en passant par la sexy Betty, c’est toutes les couleurs de l’arc en ciel qui sont convoquées sur scène pour mieux passer du ton le plus romantique de l’histoire au plus sombre et machiavélique. Un univers à la lisière du fantastique rendu possible grâce à l’association créative du talentueux costumier Bruno Marchini aidé du faiseur de masques Harald Marlot.

Un bon petit diable - Studio-théâtre d'Asnières (© Miliana Bidault)Un travail sur les costumes et décors qui nous vaut notamment une partie particulièrement réussie lors de l’exil de Charles à la pension Old Nick où le spectateur semble dès lors atterrir dans un univers typiquement Burtonien où se côtoient toutes sortes de créatures mi-humaines, mi-animales (un grand bravo à l’interprétation de Basile Lacoeuilhe, Yanick Cohades et Harald Marlot). Une touche de fantastique qui permet de faire ainsi passer les pires atrocités qui se déroulent sur scène (les sévices subis par ce pauvre chat Satanas, digne de celui d’Alice au Pays des merveilles) ainsi que la morale bien-pensante sur la noblesse du coeur chère à la Comtesse.

Un bon petit diable - Studio-théâtre d'Asnières (©  Miliana Bidault)

Les enfants sont conquis de voir leur univers si fidèlement adapté. Et quand Charles se risque à proposer une distribution gratuite de bonbons, c’est carrément l’émeute dans la salle. Dès lors, ils n’ont pratiquement plus peur de se frotter à ces affreux méchants qui hantent la scène.

Avec une telle ambiance et cet univers grimaçant présenté sur scène, impossible de ne pas retomber facilement en enfance. Ce Bon petit diable est une sucrerie dont on aurait tort de se priver.

Un bon petit diable (© Miliana Bidault)

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