Man of steel

Man of steel

AvengersC’est l’histoire d’un superhéros appelé DC Comics, terrassé depuis quelques années par Marvel, son concurrent de toujours, sur le front des super-héros au cinéma. Le géant détenu par Walt Disney a en effet gravi les échelons du box office à coups de super-patriote qui tire encore au laser, de Dieu nordique spécialiste du lancer de marteau, de Hulk un et demi et d’Iron man show (par trois fois, en plus). Et pour porter le coup fatal,  un Avengers en forme d’uppercut final réunissant tous ces héros. Le dernier soldat de la compagnie DC, Batman, avait pourtant bien réussi à parer les coups par trois fois, mais ses autres valeureux collègues soldats étaient depuis longtemps partis. Green lantern s’était noyé dans sa propre lumière verte et Wonder woman était carrément aux abonnées absentes. Cela ne pouvait durer plus longtemps. Pour DC, il allait bien falloir par la sortir, cette satanée Justice league, concurrent direct des Avengers. Et pour cela, il n’y avait plus qu’une seule solution, il était temps qu’Hans Zimmer rebranche la musique Warnerienne et qu’ on ressuscite le père même des superhéros, le bien-nommé Superman. Pour cela, on pouvait encore compter heureusement sur les derniers fidèles de la compagnie : David Goyer, LE scénariste fan du genre à Hollywood, Zack Snyder, le publicitaire au style visuel marqué qui avait osé s’attaquer à la Bible des super-héros (Watchmen) et surtout, Christopher Nolan, nouvelle idole de la presse en terme de blockbuster et responsable de la réhabilitation réussie de l’homme chauve-souris. A eux trois,  ils allaient sûrement être capable de redonner a Superman son surnom d’ »Homme d’acier » et permettre à ce géant d’antan qu’était DC d’attaquer une nouvelle ère.

Man of steelAlors on vous prévient tout de suite, ce sixième film consacré à Superman et qui tente de tout donner est bel et bien tout entier consacré au superhéros à la cape rouge. On est là uniquement pour parler de Superman. On est là pour parler de Kal El, l’extraterrestre orphelin dernier survivant de sa planète. Oublié, le côté Clark Kent qui faisait toute la complexité du personnage dixit Tarantino dans son Kill Bill. S’il y a bien « Clark Kent begins », ce n’est que le long de brefs flashbacks qui égrènent le film de façon maladroite en passant par d’étonnants raccourcis et d’ellipses douteuses. On sent donc bien ici que trois personnes se sont réunies autour du script et ne sont pas parvenues à s’entendre sur la manière de redynamiser l’histoire, racontée successivement du point de vue de Clark puis de celui de Lois Lane la reporter. Dans cette version, le personnage passe donc vite à côté de certains de ses plus beaux aspects et on perd un peu de l’élégance de son destin tant magnifiée à l’écran par Richard Donner tant on est là pour surtout relooker cet homme en collants en commençant par lui retirer son slip. Mais pour le coup, ils l’ont polishé leur « Homme d’acier ». Et sa nouvelle carapace brille bien par intermittences.

Man of steelD’abord dans la belle tentative de redonner de l’ampleur à l’histoire générale de cet alien tombé du ciel. La planète Krypton en redevient fascinante et Superman retrouve sa condition d’immigrant qui cherche à trouver sa place sur Terre, qui à être mis au pied du mur. Des aspects qu’on avait plus vu depuis longtemps et fidèles à l’esprit de la BD. Au milieu de tout ça, Henry Cavill, le nouvel interprète du kryptonien, est tout simplement parfait, apportant une présence physique convaincante et une sensibilité d’écorché vif palpable à l’écran. Et surtout, Superman fait enfin exploser toute sa puissance à l’écran.

Man of steelC’est bien simple : si on avait voulu imaginer ce que donnerait Superman dans la réalité, on en a maintenant une idée plus précise. Man of steel le rend clairement visible lors de scènes d’actions entre jeux vidéos et cases de BD qui balayent d’une onde de choc tous les Michael Bay, Avengers et autres Matrix revolutions.

Si Zack Snyder maîtrise dans ce domaine, il manque toujours un peu de subtilité dans son montage et dans sa façon de raconter des histoires, ce qui fait que ce Man of steel n’a pas encore tout le prestige d’un Dark knight. Mais on sent bien qu’il en a tout le potentiel. Si DC arrive a retrouver toute l’énergie de cette équipe, alors il constituera en effet un rival de poids face au géant Marvel. Ce Man of steel constitue en tout cas une belle tentative d’apporter une vision différente à l’histoire qui ne peut laisser indifférent. Et ne serait ce qu’un moment, ce Superman, a défaut de savoir voler correctement, aura su nous emporter et nous souffler. Pourvu qu’il aille encore plus loin. Accroche-toi DC. Up, up, up and away!

Man of steel

By the way:
– Pour un résumé plus détaillé de l’histoire des super-héros au cinéma, c’est par ici:

Marvel comics DC comics

– Si Hans Zimmer ne se renouvelle jamais vraiment dans ses partitions, force est de constater qu’il fait toujours des compositions inspirées.
Man of steel en est une:

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